Circuit Les Mées – Lac de Ste Croix – Moustiers Ste Marie
– Manosque – Les Mées
186,5 km – un conseil d’amie : n’y allez pas l’été (sauf si vous voulez
prendre vraiment le temps d’admirer le paysage … à 10 à l’heure derrière les
voitures, caravanes, camping cars, etc.)
1 – Les
Mées – St Jeannet
Toute
petite route, assez large pour une voiture et un demi vélo … Très jolie, en
surplomb, avec plein de vide à droite, là où on monte (et on monte bien).
J’oubliais qu’il y a plein de lacets sans visibilité. Et des gravillons. Béa,
sympa, m’attend après chaque lacet que je négocie aussi merdiquement qu’il est
possible de le faire, y compris en me faisant un magnifique tout droit dans une
épingle à droite (faut dire qu’il y avait un chemin en face).
Conclusion :
Cécile, ma fille, retourne faire du plateau et arrête de serrer les
fesses, tu verras, ta moto tournera mieux !
2 – St
Jeannet – Bras d’Asse
Ouf, la
route s’élargit (on peut maintenant faire se croiser une voiture et ¾ de vélo),
il n’y a plus de vide à ma droite (tant mieux pour mon vertige), plus
d’épingles non plus, mais de plus en plus de gravillons … et des passages en
méga dos d’âne pour faciliter l’écoulement des eaux. Ralentir pour éviter le
décollage immédiat en direction de la Timone … (je plaisante, il y a un hôpital
plus près, à Digne, lol !)
Arrivée
à Bras d’Asse, tourner à droite. Chance, l’épicerie (Shopi ?) et la
boulangerie sont encore ouvertes à midi moins deux et on peut acheter de quoi
se faire les sandwich !
3 – Bras
d’Asse – Poteau de Teil – Puimoisson
Ca,
c’est un gros morceau de plaisir … à la sortie de Bras d’Asse, on entre dans la
Bégude. Prendre à droite en direction de Riez.
Au bout
de quelques kilomètres, on commence l’ascension du Poteau de Teil. La route est
large, les courbes aussi. Juste 2 ou 3 épingles au départ, et ensuite pur
plaisir, les virages s’enchaînent, et comme on monte on peut bien rester sur
les gaz. Sauf évidemment quand on se trouve nez à nez avec une moto qui dépasse
une voiture en plein virage, crac dans ma file. Je finis la montée en tremblant
et en me demandant comment j’ai évité le collègue et sa louloute sur leur gros
cube, et hop, arrêt au poteau pour admirer le paysage. Un câlin de réconfort, à
nos pieds la vallée de l’Asse, devant Digne et les Alpes, couronnées de neige.
Tout ça sous un soleil magnifique, waaahou !
En
continuant vers Puimoisson, on longe les champs de lavande du plateau de
Valensole. Trop tard : les amandiers ne sont déjà plus en fleur … ou trop
tôt : les lavandes ne sont pas encore en fleur ! Enfin ça permet
d’éviter les abeilles. Eh oui, c’est un conseil : ne roulez pas sur le
plateau en manches courtes ou casque ouvert (jet ou boxer ou intégral avec la visière
relevée) lorsque les lavandes sont fleuries si vous ne voulez pas ressembler à
Elephant Man (ou Pierre Richard dans La Chèvre, selon vos goûts cinéphiles).
4 –
Puimoisson – Riez
RAS.
Route large, pas franchement sinueuse, pas franchement jolie, pas franchement
un très bon revêtement.
5 – Riez
– Lac de Sainte Croix
Très
rapidement, on aborde une descente, quelques épingles (là où il y a des murs de
soutènement sur le côté J ). La descente continue, pas
franchement délicate car la route est large et de bonne qualité. Quand tout à
coup … prenez le temps de vous laisser estomaquer par la vue sur le Lac. Bleu,
vert ? Il est magnifique. On a bien fait de décider d’y pique-niquer. J’ai
trop maté le paysage, j’ai perdu ma Béa en route. Est-elle descendue au village
de Sainte-Croix du Verdon ? J’y
vais, pas de XLR en vue, diantre, elle a dû continuer.
6 – Ste
Croix – Bauduen
Je
continue donc la descente le long du lac, vers le barrage du même nom. Béa,
inquiète, a fait demi-tour pour venir à ma rencontre. J’en profite pour lui
susurrer que le revêtement et les vibrations depuis Puimoisson m’ont donné
envie de faire pipi. Nous faisons donc une pause pendant laquelle la discussion
bat son plein sur " où on mange ? ".
Nous
poursuivons la route jusqu’à Bauduen
(après le barrage, continuer à gauche direction Moustiers). Avant d’arriver au
village, nous nous posons sur une plage. Il y avait des endroits plus jolis
avant, mais pas d’accès par la route, donc …
7 –
Bauduen - Sainte Croix – Moustiers
Nous
refaisons le tour du Lac en sens inverse, histoire de profiter à nouveau de la
vue … et des courbes larges qui s’offrent à nous, hop hop on enchaîne. Le
bonheur, il n’y a quasiment pas une bagnole, juste nous sous le soleil avec le
Lac à nos pieds …
Nous ne
retournons pas sur Riez, mais coupons par une petite route après le dernier
lacet au dessus du Lac, direction Moustiers.
La route est étroite, le revêtement moyen, profil légèrement montant à travers
le plateau. Et tout d’un coup, la route plonge, pas très large, et les épingles
s’enchaînent … à 50 mètres les unes des autres … et il y en a bien une dizaine.
Attention aux voitures en face (des touristes, donc qui roulent tranquille, heureusement !).
Enfin la bonne nouvelle, c’est qu’à la cinquième épingle, je commence à mieux
tirer la mienne du jeu (hein ?).
Arrivée
à Moustiers. Comme on est en moto, on ne regarde pas les faïences. En fait, on
est là parce que j’ai promis une glace à Béa : monter vers l’église, il y
a sur la gauche un glacier artisanal qui fait de très bons sorbets … Et comme
le soleil est toujours de la partie, c’est bien agréable.
8 –
Moustiers – Valensole
Après
avoir fait le plein de ma Vara, on repart en direction de Riez, mais on
bifurque avant, direction Valensole.
Là oui, je sais, ma carte n’est pas assez précise, la route n’y figure pas,
mais c’était pour vous donner une idée. Jolie route, profil tournant à la
descente, quelques gravillons dans les virages, le revêtement n’est pas génial
et la XLR de Béa décroche. Pas ma vara, na. On traverse ensuite à nouveau un
plateau où nous retrouvons le vent (latéral).
Profitez
d’être à Valensole pour rendre une visite à Jean-Nicolas Gérard, potier de son état, qui fait de très belles
choses. Je sais, le top case n’est pas l’endroit idéal pour ramener en toute
sécurité de la poterie, mais bon … j’ai bien ramené une bouteille de whisky
d’Italie, moi !
9 –
Valensole – Manosque – Oraison
Nous ne
rentrons pas directement par la route Valensole – Oraison car Béa se souvient
tout d’un coup qu’elle est étroite et pleine de petites épingles vicieuses. La
partie Les Mées – St Jeannet, dans le genre, m’a suffit. Du coup, nous prenons
la route de Manosque : large, revêtement nickel, superbes courbes très
larges, vroum, vroum, je dépasse une caisse qui roule à 80 et je profite de la
route. Béa me retrouve au stop, nous prenons direction Oraison par la petite
route plutôt que par la nationale : moins de circulation, quelques virages
sympa malgré des gravillons et une traînée grasse en plein milieu de notre
voie. 1 km d’Oraison : Béa me fait le coup de la panne sèche … Elle secoue
sa bécane, la couche un peu histoire de racler le fond du réservoir, et nous
arrivons à 30 à l’heure à la station à la sortie du village.
10 –
Oraison – Les Mées
La route
est inintéressante au possible : droite, large. Avantage par rapport à la
veille : cette fois on a le vent de face, en plus il souffle moins fort.
Béa en bave sur sa XLR avec son mini saute vent. Elle plafonne, toutes manettes
ouvertes, à 90. Je la dépasse, me fais un peu de 110 histoire de vérifier que
ma vara a encore la pêche, puis je ralentis à l’entrée des Mées pour
l’attendre : normal, c’est elle qui a les clés de la maison …