Durée : 4h avec les pauses, 187 km
environ.
L’été
approchant et les cohortes de touristes attirés par la mer et le soleil
arrivant, il est temps pour nous de remonter les bécanes chez Béa.
Béa est
partie quelques jours avant, boulot oblige, avec sa XLR. Fin mars, nous avons
estimé qu’il était encore trop tôt, les dernières chutes de neige remontant à
quelques jours seulement, pour rentrer par la Route Napoléon (la N 85, avec 3
cols à plus de 1000 m) ou par la N 202, la route des stations du 06 …
Du coup,
nous nous sommes offertes, chacune notre tour, un parcours touristique
sympathique nous faisant traverser 3 départements et des paysages aussi variés
qu’agréables.
1. De Sophia à Draguignan
Sophia – Grasse se fait sans histoire par la voie rapide. Ca se corse dès
qu’on veut traverser Grasse : Béa arrivant vers midi, a eu les sorties de
boulot, tandis que moi, j’ai ramé derrière les bus de touristes … Je suis sure
qu’il y avait moyen d’éviter de traverser la moitié de Grasse, en passant par
le sud, mais … je n’y ai pensé que trop tard, et je n’avais pas trop envie de
me perdre en route, si tôt après le départ !
Grasse – Draguignan : la route est large, avec de grandes courbes et quelques
virages plus serrés (beaux enchaînements, s’écrie Béa !). Le paysage est
assez agréable. Béa de son côté n’a pas pris le temps de regarder … moi je me
souviens d’avoir traversé des forêts, et d’avoir eu du mal à dépasser des
camions plein de terre et de graviers, qui roulaient comme des caluts … A
l’arrivée sur Draguignan, j’ai commencé à sentir le vent, un mistral assez
violent, mais qui me permettait de profiter d’un ciel bien dégagé.
2. De Draguignan à Ginasservis
Le
paysage est superbe, avec l’arrivée dans les forêts de chêne vert, la Provence
qui débute. La petite route tourne mais pas trop, sauf entre Draguignan et
Flayosc. Ensuite, les courbes sont très agréables. Béa est très contente de
cette portion de trajet. Moi, de mon côté, j’ai profité à plein du mistral en
travers … Ca s’est arrangé entre la Verdière et Ginasservis, grâce à quelques
arbres protecteurs, mais j’avoue avoir été un peu trop raide sur la bécane, à
cause des rafales aussi puissantes qu’inattendues ! Une alternative permet
de passer par Aups puis de remonter vers le Lac de Ste Croix … c’est plus long,
mais magnifique.
Si vous
avez réservé à l’avance (longtemps à l’avance…), si vous aimez les truffes et
si vous êtes prêt à y mettre le prix, je vous conseille le resto « chez Bruno » à Lorgues, pas
de problème pour le trouver, tout le monde connaît « chez Bruno »,
l’été on peut manger dehors, tout est parfait, le service, l’amabilité des
gens, la convivialité du patron et la cuisine, extraordinaire, et les vins de
pays de grande volée. (Béa, gourmande, on a reconnu tes commentaires !!!)
Dans un
tout autre domaine, il y a une visite à faire à Salernes, connu pour ses
carreaux, tommettes et autres créations en terre, il y en a pour tous les goûts
et pour toutes les bourses. Repérez les adresses et revenez en voiture, les
top-case étant peu propice à ce genre de transport…
3. De Ginasservis aux Mées
La route
est plus étroite mais maintient la possibilité de passage à deux voitures si
elles tiennent bien leur droite. Elle permet d’éviter de passer par le Centre
de Manosque puis par la nationale. Béa m’a prévenue, à son arrivée, qu’elle
avait eu pas mal de gravillons en virage, limitant la vitesse sur la portion
Manosque-Oraison. De mon côté, j’ai souffert du vent jusqu’à la bifurcation
avant Manosque … les deux derniers km, je les ai faits à 60 à l’heure, la
honte, je sais, mais j’étais trop remuée par les rafales … Ensuite, jusqu’à
Oraison, la route est plus étroite, avec de belles courbes, quelques épingles,
mais aussi au début des gravillons dans les virages à gauche., puis, plus haut,
des traces de gras sur la route, genre pot d’échappement cracheur dans les
courbes en côte, juste là où ce serait bien de mettre les roues de la moto.
Sinon, c’est une portion très agréable, qui devient bêtement droite après
Oraison et pratiquement jusqu’aux Mées. Au passage, le mistral s’était
transformé en une espèce de vent tourbillonnant soufflant en rafales aussi
désagréables que surprenantes.
Eh oui, on est en Provence, et le vent y est capricieux, violent, glacial, mais aussi pourvoyeur de soleils radieux et de journées magnifiques. Alors …